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01.08.11

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Le Normandy(ie) : souvenirs, souvenirs...
samedi, juillet 23, 2011
Jean-Claude BOULOS
Dans L’Orient-Le Jour du 21 juillet j’ai lu avec beaucoup de joie, teintée quand même de beaucoup de nostalgie, le reportage sur la re-transformation de la baie du Normandie, l’hôtel célèbre de l’avenue des Français, et c’est tout un tas de souvenirs qui sont revenus à ma mémoire.
Finalement il faut des étrangers pour nous rappeler que nous avons peut-être le plus beau pays du monde mais habité par une population (en général) à peine plus intelligente qu’un lapin. Il suffit de regarder les maquettes de Zaitunay Bay (encore un nom que l’on écrit en anglais, dans un pays dont – rappelons-le – le président de la République est le vice-président du dernier sommet de la francophonie... Mais il faut s’y faire puisque la société est basée à Londres.
Que de souvenirs vont être engloutis dans l’aménagement de ce magnifique complexe du futur ! Pour le gosse de Aïn el-Mreïsseh que j’étais à l’époque de mes années en short, je peux citer quelques-uns des monuments dont je me souviens : le monument aux soldats français (transféré à Nahr el-Kalb), l’hôtel Normandie, lui-même où j’ai des photos en train de raconter des histoires au micro, avec assis sur l’estrade Antoine Naufal (Librairie Antoine), accompagné par l’orchestre des frères Rabbath dont plusieurs firent partie par la suite de l’orchestre de Charles Aznavour.
Le Club de l’Union française, dont mon père et toute la famille étaient membres (ce qui nous permettait d’entrer gratuitement au Bain militaire...), le Kit Kat, le Lido où tant de vedettes se sont produits (y compris le Théâtre de Dix Heures), le Ajami initial face à l’entrée de L’Orient, où les samedis, en sortant des boîtes de nuit, nous prenions Halim Fayad et moi le célèbre hommos de Ajami en attendant la sortie du premier numéro de L’Orient que je ramenais fièrement à la maison.
Et Grundig, His Master’s Voice, Trava agence de voyage, et le tramway de la rue du Patriarche Hoyek. Sans oublier les ateliers de mon oncle maternel Paul Dahdah, peintre décorateur, un des premiers diplômés de l’École Boule (arts décoratifs – Bruxelles). On lui doit la décoration del’intérieur de tous les cinémas de Beyrouth entre 1928 et 1952 : Empire, Roxy, Dunia, Rivoli, Capitole, Opéra, Métropole, et j’en passe. Son nom figurait sur la devanture des ateliers sous Kahwet el-Kzeiz en six lettres géantes :
D A H D A H. Image qui apparaît dans tous les livres qui parlent de Zeitouneh et de l’hôtel Normandie. Oui, fini le Normandie, mais il fait bon se replonger dans les souvenirs du Beyrouth d’antan, nous qui l’avons connue et aimée.
En somme, Beyrouth est tout simplement éternelle.
Jean-Claude BOULOS

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Jean-Claude Boulos

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